Bien au-delà des enfers existent les cauchemars
Le monde des cauchemars n'est pas fait de peur
Il est tissé avec l'essence même de la crainte
Et il est impénétrable, excepté par le rêve
Le rêve qui paraît souvent si apaisant
N'est ni plus ni moins une malédiction
Il nous fait entrevoir de belles choses
Qui nous serons à jamais inaccessibles
Le rêve n'est autre qu'un tourment
Car personne n'a jamais pris plaisir
À renoncer à ce monde merveilleux
Pour revenir à cette réalité si noire
Cette réalité que personne ne peut changer,
Ne peut contrôler, ne peut aimer,
Ne peut modeler, ne peut apprécier,
Est une cage où l'on ne peut qu'errer
Nous y naissons et nous y mourrons
Nous y pleurons et nous y désespérons
Et au final nous n'avons qu'une hâte
Celle de s'eclipser très loin pour de bon
L'illusion est l'unique concept
Qui nous donnera peut-être un sourire
Sourire qui viendra de l'artifice
Et qui restera artificiel malgré tout
Notre survie n'est due qu'à ces illusions
La plus connue et répandue se nomme "amour"
Elle ne vise qu'à perpétuer la souffrance
Elle ne vise qu'à prolonger la douleur du monde
L'amour n'est rien d'autre qu'une atroce punition
Une punition au crime d'être naît, d'être
C'est à cause de lui que l'Homme souffre toujours
C'est à cause de lui que l'Homme est toujours
Alors à quoi bon rester ici ?
Nous qui sommes si fragiles
À quoi bon s'acharner à insister ?
Il est pourtant si facile d'en finir...

